Comment calmer le stress naturellement avec la massothérapie et la théorie polyvagale ?

Il y a de nombreux moyens de calmer le système nerveux , mais tous ne durent pas dans le temps . Ce qui dure dans le temps , c’est le retour à la sensation de sécurité.

Le problème c’est quand on a été dans un état de survie(stress, anxiété, peur, hypervigilence, dissociation etc.) et que l’événement est passé , c’est que parfois on reste pris dans la boucle sans pouvoir passer le message au corps que c’est fini, ce n’est plus d’actualité, qu’il peut se reposer.

Bien entendu, on ne calme pas une réaction de survie légitime, à moins de retrouver réellement un espace de sécurité, qu’il soit physique, émotionnel, relationnel ou même mental.

Le corps ne parle pas le même langage que la tête, et bien qu’on comprenne ce qui se passe, qu’on se raisonne, si le message ne passe pas par des sensations corporelles, il ne se rends pas au corps, et l’état de stress ne change pas.

C’est pourquoi j’utilise le fait de nommer les sensations ressenties, en les catégorisant en agréable – désagréable, pour venir recontacter le corps car le stress nous apporte trop souvent en état de dissociation.

La dissociation c’est quand ce qui se passe dans la tête n’est plus en lien avec ce qui se passe dans le corps. C’est un mode de protection très commun , qui nous amène à ne plus ressentir , à ne plus être présent à nos sensations, et à agir que par raisonnement.

Ce qui est important pour se réguler et retrouver la paix, c’est déjà d’avoir une idée d’où est-ce qu’on se situe sur la courbe du stress selon la théorie polyvagale:

Le mode de l’engagement social est celui de notre sécurité. Nous pouvons contacter la joie, le moment présent, la curiosité et l’ouverture face au monde.

Quand un danger est perçu , le premier réflexe est de demander de l’aide autour de soi. Ce n’est que lorsque l’aide n’arrive pas que le monde danger est activé, et que notre énergie est mobilisée vers la défense ou la fuite .

Quand le mode combat-fuite fait défaut, qu’il ne réussit pas à surmonter le danger, le frein du vagal dorsal s’engage: l’immobilisation et la préparation à la mort.

Donc en état de stress, est-ce que je me situe dans un état ou mon système sympathique , soit le mode combat-fuite est activé ?

Ou suis-je dans un état de vagal dorsal ou je suis en figement ?

Est-ce que je me situe à mi-chemin entre les deux, figé mais avec une énergie monstre coincée qui se heurte à une immobilité ?

Bien entendu il y a plusieurs états intermédiaires, mais globalement , savoir dans quelle place on se situe permet d’utiliser les bons outils pour désamorcer le stress.

Les outils de régulation en massothérapie

Quand on est en mode combat-fuite, on a trop d’énergie qu’on doit canaliser pour revenir dans un espace d’ancrage et d’engagement social. J’utilise donc des techniques plus actives , des contractés-relâcher , un travail sur le psoas entre-autres et je m’adresse physiquement au trajet du système nerveux sympathique pour diminuer la pression .

Quand on est en mode figement , on veut réactiver doucement l’énergie dans le système nerveux, apporter de la sécurité physique, du réconfort, pour désactiver la préparation à la mort, l’immobilisation. J’utilise des techniques douces sur le nerf vague et le système digestif pour réactiver la circulation. Je peux aussi utiliser des techniques sur les fascias pour désamorcer le figement.

Quand on est coincé entre les deux, il faut évaluer quel système est prédominant pour s’adresser à lui en premier, puis on va osciller entre la régulation de l’un et l’autre.

Un stress ponctuel, comme un choc ou un événement qui a un début et une fin est beaucoup plus facile à désactiver qu’un stress continu autour duquel nous avons compensé pour continuer à avancer.

Plus le stress est présent depuis longtemps, plus on doit y aller couche par couche, petit à petit, pour se réapproprier son corps et défaire les compensations. Mais à chaque fois on récupère de l’énergie monopolisée par la réaction de survie et on la réintègre dans le moment présent et la joie de vivre.

La sensation de revenir dans un espace de sécurité, c’est souvent le relâchement, comme si un lourd poids avait été retiré, mais il vient aussi parfois avec beaucoup de fatigue : le stress est une dépense énergétique très importante pour le corps.

Cependant, à partir du moment où on recommence à ressentir la réalité du moment présent, le corps peut enfin commencer à se réparer de lui-même.

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